  | LE CLASSEMENT (30 matches sauf mention) 1. Lyon, 65 (+29) : 29 matches 2. Bordeaux, 56 (+16) : 29 matches 3. Lille, 50 (+22) : 29 matches ................................ 4. Auxerre, 50 (+10) .................................. 5. Lens, 45 (+10) 6. Marseille, 44 (-1) : 29 matches 7. Rennes, 44 (-5) ................................... 8. Paris-SG, 43 (+5) 9. Le Mans, 42 (+3) 10. Nancy, 41 (+5) 11. Monaco, 40 (+5) : 29 matches 12. Saint-Etienne, 40 (-2) : 29 matches 13. Nice, 40 (-2) 14. Nantes, 35 (-1) : 29 matches 15. Toulouse, 35 (-8) 16. Sochaux, 33 (-8) : 29 matches 17. Troyes, 28 (-13) .............................. 18. Strasbourg, 23 (-15) : 29 matches 19. Metz, 23 (-27) 20. AC Ajaccio, 21 (-23)
 |  LES EQUIPES PROBABLES NANTES : Landreau - Leray, Guillon, Cetto, Signorino - Faé, Ca, Toulalan, Rossi - M. Diallo. LILLE : Sylva - Chalmé, Tavlaridis, Rafael, Vitakic - K. Keita, Makoun, Dumont, Dernis - Bodmer - Fauvergue.
STRASBOURG : Puydebois - Deroff, Bellaïd, Kanté, Abou - Hosni, Loué - Diané, P. Farnerud, Le Pen - Nemeth. LE MANS : Y. Pelé - O. Thomas, Cerdan, Basa, Bonnart - Hautcoeur, F. Thomas - Fanchone, Matsui, Is. Bangoura - Fauré.
MARSEILLE : Barthez - Beye, Déhu, Méité, Taiwo - Lamouchi, Oruma, Nasri (ou Maoulida), Ribéry - Pagis, Niang. SAINT-ETIENNE : Janot - Perrin, Perquis, Camara, Ilunga - Sablé, Zokora, Hellebuyck, Feindouno - Postiga, Piquionne.
 | |  | L'ENFER, C'EST LES AUTRES Par Cédric ROUQUETTE
Toutes les équipes jouant à domicile ont gagné samedi soir, à l'exception de Nancy contre le Paris-SG (1-1). Ce résultat fait perdre du terrain au club de la capitale puisque Bordeaux, Auxerre et Lens font partie des vainqueurs du jour. Lyon, Rennes et Monaco ont carrément déroulé.
|  | Le jour-même où il a semblé retrouver un peu de cohésion, de réussite, et d'efficacité, le Paris-Saint-Germain a poursuivi son calvaire en perdant un terrain considérable dans une lutte pour l'Europe qui pourrait ne plus le concerner quand la journée sera close. Auteur d'un nul à Nancy en fin d'après-midi (1-1), avec balle de but pour Pancrate à l'issue du temps additionnel, le club de la capitale n'a pu qu'assister, impuissant, aux victoires successives de tous ses rivaux. Bordeaux a gagné son derby de la Garonne face à Toulouse (2-0), Auxerre a pris la mesure de Nice en deuxième période (2-0) et Lens a aussi confirmé son retour aux affaires devant Troyes grâce au douzième but de Cousin cette saison (1-0). Le Paris-SG se fait même dépasser par Rennes, auteur de sa quatrième victoire consécutive face à Ajaccio (3-0). Il occupe la huitième place à 7 points des troisième et quatrième rangs, occupés par Lille et Auxerre. Il pourra voir la C1 s'éloigner à 10 points dimanche si Lille gagne à Nantes, perdre une nouvelle place si Le Mans l'emporte à Strasbourg, sachant qu'aucun résultat ne l'arrangera spécialement entre Marseille et Saint-Etienne...
Avec 8 matches consécutifs sans victoire, la pire série de son histoire, comme en 1979, le Paris-SG est peut-être définitivement rentré dans le rang samedi, d'autant que son calendrier ne lui offrira pas la résurrection sur un plateau ces prochaines semaines avec Auxerre, Bordeaux, Monaco, Lyon et Lens comme prochains adversaires. Même l'ASM ne fait plus partie des équipes bonnes à prendre, puisque le club princier a rompu sa série de trois défaites consécutives en battant Sochaux (4-1), sa victoire la plus ample de la saison. L'affaire avait été bouclée en moins de vingt minutes, grâce à l'apport de revenants enfin proches du niveau qui avait justifié leur recrutement : Chevanton, Di Vaio (doublé), Kapo ou Meriem. Lyon, en bon patron, a fait encore mieux face à Metz. 2-0 à la 16e minute (Carew retrouve les filets trois mois après), 3-0 à 34e et 4-0 à la fin, le champion de France en titre a encore gâté Gerland après son grand soir européen. Avec le maintien de ses 9 points d'avance sur Bordeaux, l'OL fait un pas de plus vers le titre, mais aussi vers la relégation de Metz. Le club lorrain, après cinq matches sans défaite, retrouve violemment le goût de l'échec, même si Ajaccio occupe toujours la dernière place. Troyes ayant aussi été battu, Strasbourg aura une opportunité exceptionnelle de revenir à 2 points du maintien, dimanche contre Le Mans.

|  | Les Alsaciens, battus jeudi par Bâle (2-0) en Coupe de l'UEFA, et handicapés par de multiples absences (Haggui et Loué pour les dernières en date), ont toujours la volonté de ne pas prendre l'ascenseur pour la L2 le 13 mai prochain. Il faudra contenir la revanche que le MUC voudra prendre sur lui-même une semaine après sa rouste encaissée à Lille (4-0). Le club nordiste, vainqueur du FC Séville (1-0) jeudi en Coupe de l'UEFA, et auteur de trois succès de rang en L1 sans l'ombre d'un but encaissé, est l'équipe en forme du moment. Un sacré challenge à relever à La Beaujoire pour Nantes, qui navigue toujours en eaux troubles après ses deux points pris en quatre matches. Le maintien n'est pas complètement assuré et un match nul ne serait pas une si mauvaise affaire. Les Canaris, au pain sec depuis le 11 février et un succès contre Sochaux (3-1), ont reçu de leur président la mission de retrouver un peu d'honneur.
Marseille n'a pas les mêmes préoccupations. Davantage concernée par l'obtention d'un strapontin européen, la ville vit aussi dans l'angoisse des conséquences du procès des comptes de l'OM qui s'ouvrira lundi sur la gestion des années 1997-1999. Jeudi, l'équipe première marseillaise n'a pas imité les Minots, accueillis en héros lundi, pour leur 0-0 au Parc. Elle a hypothéqué son avenir européen face au Zénith Saint-Pétersbourg (0-1). L'OM n'a pas d'autre solution que de ranger provisoirement ce revers au rayon des souvenirs pénibles en corrigeant le tir lors de la venue de Saint-Etienne au Vélodrome. Les Verts ont l'esprit libéré depuis qu'ils ont quasiment assuré leur maintien contre Nantes (1-0). Ils ont retrouvé les moyens de géner les ambitions marseillaises. Mais l'OM, qui a la possibilité de prendre seul la cinquième place, serait bien inspiré de s'approprier le thème de la journée : gagner à domicile. | source: l'equipe |